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<  Thaerune
Ali
MessagePosté le: Ven 16 Avr - 14:51 (2010)  Thaerune --> Répondre en citant

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Féminin Sagittaire (22nov-21déc) 蛇 Serpent
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Prologue :
Le combat d'une orpheline brisée
     


Aizem : "Au fait, tu ne m'a jamais dit quel était ton nom de famille...."

Thaerune : " La vérité c'est..... Que je n'en ai pas....... Je suis seule dans cette vie."

Aizem : "Dis moi tout, racontes-moi ton histoire !"



Thaerune :

"D’aussi loin que mes souvenirs me viennent, je me rappelle encore de sa voix.”
     
     
     
Tous les soirs et malgré les affaires, elle prenait toujours le temps de venir se lover contre moi en me caressant les cheveux afin que je m’endormes à l’écoute des berceuses qu’elle me chantait. Aussitôt mes yeux fermés, je la sentais quitter la pièce et les bruits quotidiens de la maison devenait alors une routine qui me rassurait. Ces cris, ces gémissements, d’hommes et de femmes. Je pouvais reconnaître ceux de ses protégées entre milles. Les bruits masculins en revanche n'étaient qu’une symphonie de débauche et de perdition. Ce défilé amer de corps en sueur, les uns dans les autres, enchevêtrés dans un lit d’emprunt, où se succédaient les parties à plusieurs....ces femmes si proches de moi, si belles, souillée par des stygiens sans attache, des aquiloniens au sang bouillonnant de désir et des cimmériens brutaux au corps musclés. Elles criaient réellement de plaisir, mais parfois aussi de haine envers elles-mêmes, tandis que ces porcs s’affairaient sur leurs corps.     

    
     
Vendre leur corps était un commerce lucratif, mais au prix de leur jeunesse et de leur beauté...elles n’avaient pas le choix, c’était le sexe pur et dur ou la rue, au moins elles recevaient de quoi se vêtir, ou encore manger. De toute manière, dans cet endroit de l'Hyboria, les préceptes de Derketo l'emportait sur la raison du peuple !     
     
Il n’y avait qu’au petit matin que nous avions toutes l’air d’une famille, sans hommes, entre nous. Elles étaient mes sœurs, mes nourrices, mes confidentes.... Et elle, elle était la plus importante à mes yeux.....      
     

     
     
Je me rappelle encore de sa voix, même le dernier jour où je l’ai entendu. Le couteau que lui avais laissé mon père avant de partir ne lui servait plus à  rien. Elle me criait de m’en aller, de m’enfuir, de me cacher, de courir sans me retourner. Et dans une dernière étreinte, je suis partie, lui laissant mon pendentif de naissance. Je suis passée par l’arrière de la maison aux fenêtres rouge vif, et je me suis cachée dans la ruelle sombre d’où personne ne pouvais me voir.     
     
Tapis dans l’ombre de la nuit tombante, j’ai vu ces hommes les faire crier de douleur, une torche à la main, brûler les tissus, les parures de lit, les voiles, les vêtements. Ils sont partis aussi vite qu’il étaient arrivés, laissant derrières eux le feu de leur colère lécher chaque pans de murs, chaque meuble. Et sous le crépitement de ce feu de joie se mêlait leur voix, leur hurlements, ceux de toutes ces femmes ayant tant comptées pour moi, ces femmes ligotées, piégées à l’intérieur de cette maison de plaisir qui s’était tout à coup transformé en maison de l’enfer.     
     
Tandis que sur mes joues coulait ma tristesse lourde de sens, je n’était qu’une enfant mais déjà je comprenais, je comprenais que ce piège à rat était celui avec lequel tout ce qui comptait pour moi allait disparaître. Devant mes yeux, ce cauchemar se déroulait sans que je ne puisse rien y faire. Même mes larmes ne pouvait éteindre cette orgie de sang et de mort qui envahissait chaque pièce, brûlant leur peau, leur corps, leurs cheveux. Elles devenaient alors chaque secondes un peu plus noires qu’elles ne l’étaient déjà. J’entendais le crépitement de leur corps dont le feu se nourrissait pour progresser d’avantage, en rayant tout sur son passage... Leurs appels à l’aide, et je sentais ma gorge se resserrée à mesure que le temps passait.     
     
Jusqu’à ce que le silence apaise leur souffrance, ce silence si pesant, celui dont on ne voudrais pas, celui qui signifie une fin douloureuse et qui devient insoutenable. Je savais dès lors que c’était fini. Alors, dans un élan de colère je me suis mise à hurler comme une folle, durant plusieurs minutes, seul instant où j’ai pu montrer toute ma haine, ma souffrance en étalage aux passants restés immobiles devant la maison calcinée. Ce cri perçant m’a alors totalement vidée de mes forces, et sous la chaleur de ce brasier mourant, la tête tournant, je me suis évanouie.

     
     

     
 
     
Au petit matin suivant, je me suis réveillée, pleines de cendres transportés par le vent sec de Stygia. La tête embrumée par le souvenir de ces cris douloureux qui m’a suivit durant des années, et qui me suit encore maintenant. Je suis restée dans la rue, plusieurs jours, plusieurs semaines, je ne sais pas vraiment, j’avais perdu la notion du temps, trop occupée à fouiller les tas d’ordures afin de trouver de quoi manger, à voler les commerçants, à chercher à boire dans ce climat désertique qui me brûlait la trachée. 
Je suis restée à mendier, à dormir sur la route ensablée par les quelques tempêtes de sable qui franchissait les remparts de la ville.     
     
Un beau jour cependant, un homme d’une quarantaine d’année m’est apparu. Il s’est planté devant moi et m’a donné de l’eau que j’ai bu d’une traite, puis un morceau de viande crue. Cet homme bienfaisant, je ne savais pas d’où il venait, ni ce qu’il me voulait, mais je m‘en fichais bien, je savais juste que j’avais soif et que c’était un homme, et que les homme étaient des monstres, des mains de la mort et de la fourberie, des créatures éloignées sans aucune humanité.     
     


Mais à le regarder, cet homme là n’était pas si déplaisant, ses yeux perçants me rassurait un peu, comme si il lisait en moi comme un livre ouvert. Il m’a demandé mon nom, l’endroit d’où je venais, mais je suis restée muette devant ses questions.     
   
 
   
 
     
Je sais juste qu’il ma tendu sa main et que je l’ai saisie. Il m’a amené dans un endroit que je n’avais encore jamais vu, m‘a confié à des femmes qui m’ont lavées, soignées mes égratignures des semaines passées, habillées de robes aux broderies qui à cette époque m’étaient inconnues, et dans un silence de plomb, ces femmes m’ont conduites jusqu’à une salle immense aux statues majestueuses, au sol frais et à l’atmosphère si calme.

J’ai alors retrouvé cet homme en face de moi, il m’a sourit et m’a présenté aux jeunes filles alignées du côté de la pièce, puis aux jeunes hommes de l’autre côté.     
     
Il s’est ensuite penché vers moi, je pouvais sentir cette odeur de souffre parfumée qui émanait de son corps, à ce moment il m’accorda la bénédiction à laquelle je suis restée de marbre. J’ai ensuite rejoins les autres jeunes filles, puis nous sommes allés dans une salle ou nous avons pu passer la nuit, et toutes celles qui ont suivies. Au fil des jours, ma langue s’est déliée, j’ai finit par m’ouvrir aux autres petit à petit, puis à toutes les personnes qui constituait mon nouvel entourage. J’ai suivi mon apprentissage, j’ai bu leur parole, désormais je n’étais plus seule en ce monde.     
     
Il y avait les femmes, les hommes, et surtout, il y avait Set. Il était tout puissant, un être parfait parmi les êtres qui décidait du destin de l’Homme. Il guidait ma vie, je marchais dans ses pas, et il était dans mes mots, dans ma tête, dans mes veines. Je servais maintenant le Dieu qui m’avais sauvé, redonné l’envie de vivre. Set m’avais protégé, il avait veillé sur moi, je le savais à présent, tout devenait clair. Il m’a envoyé ce père que je n’ai jamais eu, ce père spirituel qui étais venu ce jour là m’offrir à boire lorsque j’étais assoiffée, et de quoi manger lorsque j’étais amaigrie. J'appris la magie sacrée, les breuvages, les écrits, les rituels, ainsi je suis devenue une prêtresse dévouée toute entière corps et âme à ce Dieu. Il ne me restait que lui et......     

     
d'elle, je me rappelle encore sa voix”



     

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Vegavixen
MessagePosté le: Jeu 22 Avr - 04:05 (2010)  Thaerune --> Répondre en citant

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On attend la suite avec impatience !!bravo Smile

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Ali
MessagePosté le: Mar 27 Avr - 12:32 (2010)  Thaerune --> Répondre en citant

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Je motive mes neurones et je te fais la suite, spécialement dédicacée !  Okay
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Vegavixen
MessagePosté le: Mar 27 Avr - 19:58 (2010)  Thaerune --> Répondre en citant

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Embarassed merci.

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